F. ASCHER. Métapolis ou l’avenir des villes. Odile Jacob, 1995. 345 pages, 25,50 euros.
Les grandes villes sont le lieu par excellence où les hommes créent, échangent, se rencontrent. Pourtant, on les rend souvent responsables de tous nos maux. François Ascher analyse ici la tendance actuelle à la concentration des hommes, des activités et des richesses dans les métropoles.
I. CALVINO. Les villes invisibles. Seuil, 1996. 188 pages, 6 euros.
Dans différents pays, des hommes font le même rêve d’une femme nue courant dans une ville inconnue. Au réveil, ils se lancent à sa recherche et se retrouvent au même endroit. Ils décident d’y construire la cité de leur rêve, Zobéïde.
F. CHOAY. Urbanisme, Utopies et réalités. Seuil, 1965. 445 pages, 8,5 euros.
Ni plan, ni image pour comprendre l’invention de l’urbanisme mais simplement les textes fondateurs. C’est ainsi que Françoise Choay présente trente-sept auteurs (européens, américains et russes) dont les écrits, publiés depuis la révolution industrielle, ont participé à faire entrer l’urbanisme dans l’histoire des idées. Cette anthologie est aussi une interprétation de l’histoire dans laquelle l’auteur discerne deux périodes et deux modèles : le pré-urbanisme des penseurs politiques sociaux (Ruskin, Marx…) et l’urbanisme des praticiens (Garnier, Sitte…) ; le culturalisme passéiste et le progressisme, tourné vers l’avenir.
Y. CHALAS. L’invention de la ville. Economica, 2000. 206 pages, 23 euros.
Qu’est-ce que la ville ? Dans quel sens évolue-t-elle ? Comment les habitants vivent-ils cette évolution ? Comment les urbanistes et les politiques s’y prennent-ils désormais pour gérer, réguler et construire la ville ? L’ouvrage répond à ces questions en se fondant sur une méthode d’investigation qui consiste à envisager l’imaginaire urbain comme une donnée de tout premier ordre, riche non seulement d’une fonction d’initiation essentielle à la réalité urbaine en mutation, mais également d’une fonction d’intelligibilité irremplaçable de cette réalité.
A. DELARGE. Ville mobile. Creaphis, 2004. 280 pages, 30 euros.
Territoire multiple, en déplacement continuel par le fait même de l’histoire de son aménagement, l’Île-de-France a connu au cours du XXe siècle l’une de ses plus importantes mutations, faisant de Paris et de ses banlieues une gigantesque métropole. Prise dans un immense palimpseste, la région, métropolisée, offre une image stratifiée où peuvent se lire au quotidien les parcours et les trajectoires, de millions de “Transiliens” qui “bougent” sur des territoires complexes, à différentes échelles de mobilités. Ces pratiques font apparaître une culture du déplacement et des formes de territorialisation liées à la résidence, à l’emploi, à la famille, à la province ou au pays d’origine, ou encore aux modes de consommation et de loisirs.
G. KAHN. L’esthétique de la rue. InFolio, 2008. 214 pages, 10 euros
Ouvrage pionnier, c’est l’un des tout premiers traités d’urbanisme en langue française. Ouvrage prophétique, il anticipe la ville fleur, la rue lumineuse des modernes, et s’inquiète de l’invasion des tours et du trafic automobile. A la fois essai et poème, œuvre d’un émule de Mallarmé, pour qui la réflexion est d’abord peinture, il évoque la rue de Pompéi et le Pont-Neuf de Henri IV, enregistre le triomphe de l’affiche et l’arrivée de l’électricité, et n’oublie jamais la part du rêve.
B. MARCHAND. Paris, histoire d’une ville. Seuil, 1993. 440 pages, 8,50 euros.
En 1789, Paris comptait moins de 600 000 habitants. A partir de la Restauration, sa population bondit sous l’effet des migrations très fortes : elle double en cinquante ans, quadruple en un siècle. Déjà centre politique et culturel, la capitale devient aussi le principal centre économique et financier : sa puissance inquiète, sa richesse fait envie. Effrayés par la grande métropole, les régimes successifs lui ont tous refusé l’autonomie et l’ont quasi administrée directement. Les monarchies du XIXe siècle ont essayé d’aménager la capitale. La Troisième République, appuyée sur des notables ruraux, l’a négligée. A partir du régime de Vichy, Paris semble être devenu le bouc émissaire de l’aménagement. Derrière les critiques mal fondées et les politiques antiparisiennes, on devine toute une doctrine anti urbaine, apparue avec les fascismes des années 1930, qui s’oppose encore aujourd’hui à la grande ville.
P. PANERAI. Paris métropole, formes et échelles du Grand-Paris. La Villette, 2008. 246 pages, 20 euros.
Du président de la république au maire de Paris en passant par le président de la région Île-de-France, voilà trois strates du pouvoir, celui de l’état, des collectivités territoriales et de la municipalité parisienne qui, armées d’un nouveau secrétaire d’état, se portent au chevet de la capitale française pour décider de son avenir. Mais plus que des effets d’annonce, des luttes politiciennes ou de mirifiques grands projets architecturaux, le Grand Paris a besoin de se forger une identité et un destin communs. Pour servir cette ambition, il convient d’expliquer et d’analyser les aspects de cette métropole, c’est précisément à la tâche que ce livre s’assigne. Il traite de la forme de la ville en essayant de fournir des outils comme des repères pour décrire l’agglomération parisienne et imaginer son avenir au XXIe siècle au sein des grandes métropoles mondiales.
T. PAQUOT. La ville et l’urbain, l’état des savoirs. La Découverte, 2000. 441 pages, 29 euros.
La “ville” constitue une réalité singulière, articulée à diverses pratiques professionnelles (aménagement, urbanisme, architecture, paysagisme, etc.) et à des actions politiques – il existe même un ministère de la Ville qui trop longtemps a été perçu comme le pompier au service des banlieues embrasées… Quant aux recherches urbaines, elle se font généralement “à chaud” et visent des situations changeantes, tant en ce qui concerne les territoires étudiés que les populations qui y résident. C’est dire si les connaissances sur la ville et l’urbain sont toujours à reconsidérer, à actualiser et à poursuivre. Il existe ainsi un débat fondamentale sur la manière de désigner la réalité observée : s’agit-il de la ville dans sa continuité historique, ou de l’urbain qui marquerait une irréversible coupure avec le passé et inscrirait l’ancienne ville dans une urbanisation géographiquement éparpillée relevant de logiques techniques plus que de la volonté politique ?
Y. TSIOMIS , V. ZIEGLER. Anatomie de projets urbains. La Villette, 2007. 334 pages, 30 euros.
Fruit d’une expérience originale, voici un travail d’analyse, plus exactement d’introspection, mené trois ans durant auprès de quatre des plus grandes métropoles françaises autour de leur projet urbain. La caractéristique particulière de cette entreprise tient au fait qu’elle a été conduite avec les responsables politiques, les services techniques des villes mais également avec les différents concepteurs des projets.
P. VASSET. Un livre blanc. Fayard, 2007. 144 pages, 14 euros.
Certains lieux n’existent pas sur la carte de la région parisienne : ne figure à leur place qu’une forme blanche, vierge de toute indication. Pendant un an, je suis allé visiter ces zones une par une. J’y ai découvert des ruines, des cérémonies étranges, parfois même toute une ville inversée, peuplée de personnages d’ordinaire invisibles. Mais vous saurez sûrement y voir bien d’autres choses.




